
Pour ma part, je montai dans le tain d'en face pour me rendre à Nyon, puis à Crassier où j'allais entammer le chapitre suivant de mon inattendue existence.
J'ignore le contenu des pensées qui trottèrent dans la tête de Tintin alors qu'elle descendait seule le passage de Montriond, pour se rendre chez elle. Mais je suppose que tout comme celles qui furent les miennes à ce même moment, elle ne les retrouva jamais plus.
La photo que vous voyez là, c'est le reflet de moi que je préfère. Fourbu, fatigué, du sable dans les chaussures, des idées plein la tête, et le sentiment d'avoir remporté le plus beau des trophées: le monde.